Rythmes scolaires : les animateurs et les ATSEM en première ligne

A la recherche d’animateurs expérimentés :

Les activités périscolaires introduites par la réforme des rythmes scolaires mobilisent une armée d'animateurs, impossible à recruter pour certains maires. Le recrutement s'avère plus compliqué dans les petites communes que dans les villes qui avaient déjà l'habitude de gérer les centres de loisirs.

A la rentrée des classes, les maires réfractaires à la réforme qui bloquaient les écoles de leur commune affirmaient qu'il était impossible de trouver des animateurs capables d'assurer seulement quelques heures d'encadrement par semaine.

La moitié des animateurs doit être titulaire d'un diplôme d'animateur (Bafa ou équivalent) pour bénéficier des aides de la Caisse d'allocations familiales. Où les trouver?

En l'absence d'animateurs qualifiés, certains maires privilégient une simple garde des enfants, au lieu d'organiser les activités péri-éducatives qui étaient un des éléments clés de la réforme.

Du côté des animateurs diplômés, la colère gronde. Certaines communes ne proposent des contrats que pour trois quarts d'heure ou une heure d'animation en fin d'après-midi. Les animateurs qui avaient plusieurs employeurs ne peuvent plus jongler entre les postes et ont perdu du temps de travail". Une mise en garde est de rigueur face au faible niveau de qualification de nombreux animateurs. Il faudrait en moyenne 2-3 ans avant de constituer une vraie offre d'animateurs qualifiés".

Un surcroit de travail pour les ATSEM :

Pour encadrer les activités périscolaires, plus de 70% des communes ont fait appel aux ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) qui ont vu leurs conditions de travail bouleversées par la réforme.

Les voilà appelés à travailler en collaboration ou sous l'autorité d'un animateur, à encadrer des ateliers, à renforcer leur fonction d'assistance éducative au détriment des tâches d'entretien pourtant prévus dans leur statut.

Au Puy-en-Velay, la réforme des rythmes scolaires concerne sept établissements et un millier d'élèves. Son application coûterait 200 000 euros à la commune. Celle-ci semblerait ne pas prendre en compte l'intérêt des enfants en proposant principalement des études surveillées dans le temps périscolaire.

La commune du Puy-en-Velay se défend toutefois en expliquant qu'elle respecte l'esprit de la réforme. Cette explication peine, semble-t-il, à convaincre les parents d'élèves, les enseignants et le personnel territorial du Puy-en-Velay.

Ils peuvent toutefois espérer un assouplissement du dispositif. La mairie a indiqué qu'elle fera un premier bilan à la Toussaint et qu'elle est prête à faire des adaptations en fonction des demandes des différents acteurs.

Pour Fo territoriaux, la rentrée scolaire 2014 est placée sous le signe du désordre.

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